C’est un moment d’Histoire. Le 22 septembre 2025, à l’heure où Emmanuel Macron s’apprête à reconnaître l’État de Palestine depuis la tribune de l’ONU à New York, la question se répercute jusqu’aux façades des mairies françaises : faut-il ou non hisser le drapeau palestinien ? À Montpellier, le maire socialiste Michaël Delafosse choisit la prudence. Jean-Louis Roumégas, lui, décide d’affronter « l’interdit. »
Le ministère de l’Intérieur, encore tenu par Bruno Retailleau malgré sa démission annoncée, a donné consigne aux préfets : pas de drapeau palestinien sur les frontons. Une injonction censée incarner la « neutralité » des bâtiments publics. Mais une neutralité sélective. En 2022, des centaines de mairies avaient pavoisé aux couleurs de l’Ukraine sans que l’État n’y trouve à redire. De même pour le drapeau arc-en-ciel hissé chaque année à Montpellier lors de la journée mondiale contre l’homophobie.
Pour les opposants à cette interdiction, il s’agit d’un « deux poids, deux mesures » : « quand c’est l’Ukraine ou le drapeau LGBT+, on ferme les yeux ; quand c’est la Palestine, on brandit la neutralité. »
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