Contournement ouest de Montpellier : recours juridique et un « Grand Oral politique » pour les candidats aux municipales

COM recours juridique et un Grand Oral politique pour les candidats aux municipales - Photo - PLURIELLE INFO
COM recours juridique et un Grand Oral politique pour les candidats aux municipales - Photo - PLURIELLE INFO

Le dossier du contournement ouest de Montpellier (COM) entre dans une nouvelle phase, à la fois judiciaire et politique. Le 7 janvier, le collectif AutreCom a déposé un nouveau recours contre l’autorisation environnementale du projet, porté par Vinci. Une démarche qui intervient alors que les premières coupes d’arbres ont débuté fin décembre, et que les élections municipales de mars 2026 approchent.

Porte-parole du collectif, Céline Scornavacca détaille les fondements du recours. « Notre recours se base sur trois points, le fait que la population locale n’est pas gagnante avec un barreau autoroutier à côté de Montpellier. La deuxième chose, c’est que les alternatives de type boulevard urbain à 70km/h n’ont pas été étudiées dans ce dossier. » Elle ajoute un troisième volet : « il y a des risques majeurs, par exemple des risques d’inondations, de pollutions et de bruits qui pèsent à cause de ce barreau autoroutier à l’ouest de Montpellier. »

Le calendrier judiciaire nourrit l’inquiétude du collectif. Le premier recours, actuellement en appel, ne devrait être examiné qu’à la fin du premier semestre 2026, soit après les municipales. « Nous on espère vraiment que les travaux ne commencent pas avant que les recours soient jugés », insiste Céline Scornavacca, redoutant un scénario similaire à celui du GCO (Grand Contournement Ouest) de Strasbourg, où les travaux avaient débuté avant les décisions de justice.

« Les coupes, ont déjà commencé et ça, c’est honteux. »

Ces abattages posent d’autant plus question que le secteur est en phase de pré-fouilles archéologiques. « Normalement les travaux doivent être limités et réversibles, or il y a eu des coupes d’arbres de dizaines d’années, et ça pour nous ce n’est pas légal », affirme-t-elle. Le collectif a saisi les services de l’État et la préfète pour obtenir des explications.

Face à ce qu’il qualifie de communication trompeuse du concessionnaire, le collectif AutreCom entend désormais déplacer le débat sur le terrain démocratique. À l’approche de mars 2026, l’association organisera un « Grand Oral » des candidats aux municipales des communes concernées. « Dès qu’on aura la liste des candidats ou des candidates, on va les contacter pour les inviter en grand oral », explique Céline Scornavacca. « Il est très important » d’informer, de confronter les discours, et de poser « cette question : est-ce qu’on peut avoir un projet plus local, plus sobre, avec moins d’impact, qui résout les bouchons sans créer un trafic de transit de poids lourds et de vacanciers ? »

En proposant notamment de ne pas toucher à l’échangeur Nord et de limiter la vitesse à 70 km/h, AutreCom veut forcer les futurs élus à assumer publiquement leurs positions. Un rendez-vous politique qui pourrait transformer un projet d’infrastructure en un sacré enjeu de la campagne des municipales.

[VIDEO] interview de Céline Scornavacca :

 

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