[TRIBUNE] Castelnau-le-Lez, municipales 2026 : à gauche, la tentation de l’Observatoire ? Comprendre : la tentation de rejoindre la liste de Julien miro, conseiller municipal de droite ! L’Observatoire de Castelnau est l’association qui porte sa candidature.
Suite à une maladresse politique du maire, Julien Miro a constitué, avec deux autres conseillers, une opposition municipale de droite. Pour marquer cet ancrage à droite, il s’affiche comme ancien collaborateur d’Alain Juppé, ex-Premier ministre et auteur de « La tentation de Venise » et il est le propagandiste local de la candidature d’Édouard Philippe aux présidentielles 2027.
Julien Miro est candidat depuis plusieurs mois, l’ayant déclaré régulièrement lors de réunions publiques, diffusion de tracts et placardage de son visage sur les panneaux d’affichage de Castelnau. Pour se démarquer du groupe majoritaire de Frédéric Lafforgue auquel il appartenait, il a habilement rejoint les positions de l’opposition municipale de gauche sur la contestation de la politique urbanistique du maire. Toutefois ses déclarations sur l’excès de logements sociaux et ses demandes répétées de baisse des impôts ne permettent pas de douter qu’il mènera une liste de droite de plus.
À gauche les organisations politiques nationales sont représentées à Castelnau avec Les Écologistes, LFI, le PCF, le PRG, le PS et PP (Place Publique). Parmi elles, le PS et PP auraient renoncé à constituer une liste d’union dès le 1er tour. Leurs chefs de file respectifs, Najate Haie et Sébastien Cristol l’ont récemment déclaré par voie de communiqués de presse et via leurs réseaux sociaux. Ils constitueraient entre eux une liste, éventuellement avec des membres individuels de l’association citoyenne EPC, Ensemble pour Castelnau, celle qui avait permis l’élection en 2020 des 8 élu·es d’opposition de gauche au conseil municipal.
Dans ce contexte, pourquoi titrer cette tribune, la tentation de l’Observatoire ?
La tentation, ne serait-elle pas celle d’adhérents du PS, d’EPC et de PP de rejoindre l’Observatoire ? Certains, n’ont-ils pas déjà déclaré, lors de réunions de concertation à gauche, que Julien Miro et les membres de l’Observatoire seraient politiquement fréquentables et honorables ? Pourquoi l’Observatoire plutôt que l’union de la gauche ?
L’Observatoire leur semblerait-il plus présentable qu’une alliance avec certaines composantes de la gauche républicaine ? Notamment avec le parti le mieux représenté à l’Assemblée Nationale et membre du NFP (Nouveau Front Populaire ) qui regroupe PS, PCF, Écologistes et LFI. Un NFP qui a permis, en 2024, l’élection sur la circonscription de Castelnau, d’une députée PS dont la campagne a été ardemment portée en toute amitié et sans arrière-pensées par le PS, le PCF, LFI, les Écologistes et le PRG.
Tenter de battre une équipe municipale sortante de droite en envisageant de rejoindre une autre liste de droite : est-ce une option pour des militants de gauche ? Non ! Mais changer de politique et de manière de faire de la politique ! Afin de proposer, aux Castelnauviennes et Castelnauviens, un programme municipal basé sur les valeurs communes de la gauche et des écologistes : la Justice sociale, la réduction des inégalités, la défense des services publics, les droits des travailleurs, la solidarité et l’inclusion, la lutte contre les discriminations, la démocratie et la participation citoyenne, la transition écologique …
À 5 mois du dépôt des listes des candidats, il est de la responsabilité des militant·es politiques, de ramener chacun à la raison et d’appeler à l’union sans exclusive de toute la gauche dès le 1er tour. Refusons la perspective mortifère de 2 gauches irréconciliables à Castelnau-le-Lez et la défaite annoncée, alors qu’en 2024 l’union dès le 1er tour avait permis l’élection d’une députée de gauche.
