La journée du 12 novembre restera comme celle où la gauche s’est divisée à l’Assemblée nationale, sur fond de bataille budgétaire et de calculs politiques.
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, présenté par le gouvernement de Sébastien Lecornu, contenait un article manœuvrier : la suspension jusqu’en janvier 2028 de la réforme des retraites imposée par Élisabeth Borne.
Adoptée par 255 voix contre 146, la mesure a rassemblé un attelage inédit : socialistes, écologistes et Rassemblement national ont voté pour, tandis que les députés Renaissance et MoDem se sont abstenus, respectant un fragile compromis négocié entre le gouvernement et le Parti socialiste. Pour Lecornu, ce succès d’étape a valeur de répit : il échappe à une motion de censure, maintient le cap budgétaire et gagne un peu de temps politique.
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