Budget 2026 : un choix de continuité qui entretient l’injustice

Sébastien Lecornu en Eure et Loir septembre 2025 - Photo - DR XSL
Sébastien Lecornu en Eure et Loir septembre 2025 - Photo - DR XSL

Sébastien Lecornu avait l’occasion d’imprimer sa marque dès son arrivée à Matignon. il choisit au contraire de marcher dans les pas de ses prédécesseurs, en annonçant un budget 2026 centré sur la réduction des dépenses publiques et le respect d’objectifs bruxellois.

Dans un entretien accordé Parisien ce vendredi, le Premier ministre a annoncé que le gouvernement serait nommé début octobre. La suite, fixer un déficit à 4,7 % du PIB puis viser 3 % en 2029 n’a rien d’original : c’est la doxa européenne. Le problème n’est pas tant la cible que les moyens choisis. Réduire de six milliards « le train de vie de l’état », serrer la vis des collectivités et promettre une loi sur la fraude, voilà des formules déjà usées, qui ne répondent en rien aux besoins sociaux urgents.

Plus inquiétant encore : l’exclusion nette de toute réforme fiscale ambitieuse. La taxe Zucman, portée au niveau international, est balayée d’un revers de main. Le retour de l’ISF est enterré. À la place, un discours vague : « certains impôts augmenteront, d’autres diminueront ». Autrement dit, pas de redistribution assumée, mais la perpétuation d’un système où les plus riches sont épargnés.

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