Oups !?! La Cour des comptes alerte à nouveau. Dans une note publiée lundi 3 novembre, à la veille de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) à l’Assemblée nationale, elle estime que le déficit atteindra 23 milliards d’euros en 2025, soit 7,7 milliards de plus qu’en 2024. En deux ans, le « trou » a doublé, atteignant un niveau record hors période Covid.
Premier facteur : la conjoncture économique. La croissance attendue de seulement 0,7 % et la faible progression de la masse salariale (2,4 % contre 3,1 % prévus) limitent les recettes. Les cotisations sociales, principales ressources de la Sécurité sociale, augmentent moins vite que l’inflation, elle-même estimée à 1,1 %. Résultat : les recettes stagnent, alors que les dépenses continuent de croître.
Deuxième facteur : la hausse des dépenses de santé. La branche maladie voit son déficit s’alourdir de 3,4 milliards d’euros, notamment à cause de la hausse des soins de ville, de l’activité hospitalière et de la création de places dans le médico-social. La branche accidents du travail passe elle aussi dans le rouge, conséquence des transferts de cotisations liés à la réforme des retraites. Seule la branche famille reste excédentaire, mais son solde diminue.
La suite de cet article est réservée aux abonné.es.
Accédez à la suite de l’article
Tous les articles, hors brèves, restent en libre accès pendant 7 jours après leur publication. Au-delà, leur lecture intégrale est réservée aux abonné.es.