[Communiqué] L’association ALT se réjouit d’écouter et de lire les récentes prises de position et les débats suscités autour de la LNMP. ALT est également ravie du nombre d’articles et de posts consacrés à l’actualité du projet, ainsi que les alertes lancées sans relâche par les autres associations.
Les arguments développés par l’Observatoire du Pays de Thau puis par ALT, sont développés et enrichis par des élus, même si cette évolution a de quoi étonner chez certains. Qu’importe ! L’essentiel, de toutes façons, se jugera dans les actes des uns et des autres.
Parmi les actes indispensables à la vie démocratique, il en est un essentiel : la communication au public d’éléments permettant à chacun de saisir la réalité matérielle des impacts d’un projet sur son environnement et son quotidien, pour le présent et l’avenir. Lui permettant aussi de s’assurer du respect de l’intérêt général.
Viendrait-il à l’idée d’une entrepreneur de BTP d’entamer des travaux sans autorisation préalable ? Non, bien entendu ! Dans ce sens, la communication au public de tous les éléments de nature à étayer le bien-fondé d’un projet, est indispensable et se doit d’être
sincère et intégrale. Elle constitue une sorte d’autorisation et doit exister avant la mise en chantier des travaux et l’engagement des dépenses, puis, à mesure de l’avancée d’un projet, quand émergent des éléments nouveaux.
Par exemple, suite au vœu de transparence solennellement prononcé en Conseil Communautaire jeudi 23 avril 2026, il sera bienvenu que figurent au menu des prochains échanges l’étude de faisabilité et ses conclusions quant au projet LNMP — étude commandée en juillet 2025 par l’Agglomération.
La transparence permet une vraie concertation, c’est-à-dire un réel débat entre les porteurs d’un projet et les citoyens concernés, avec prise en compte des besoins et des arguments, de ces derniers. Sinon, c’est un simulacre, débouchant parfois sur des confrontations
violentes.
La transparence protège aussi — en partie — de la manipulation… Par exemple, le porteur d’un projet contesté envoie sans cesse au public des messages laissant croire que tout est bouclé et financé, qu’il n’y a pas de problème et, suprême argument, pathétique tellement il est éculé : « qu’il n’y a pas d’alternative ».
Reste le fameux « il n’y pas de recours ». Un décret récent doit nous alerter, ne serait-ce que par son intitulé : « relatif à la simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et à l’accélération de certains projets » (décret 2026-302, 21/4/2026).
Là encore, on jugera aux actes : simplifier, seulement ? Ou bien limiter les recours, obstacles aux « grands projets », et la justice environnementale ? Dans notre Bassin de Thau, menacé par le projet LNMP, comme ailleurs… Restons vigilants.
Alerte LGV Thau
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