À Montpellier, rendez-vous est donné mardi 13 octobre à 13 heures, place Albert-1er, pour l’acte V de la mobilisation lycéenne. À Béziers, les manifestant·es sont attendu·es dès 9 h 30 devant le lycée Jean-Moulin. Les syndicats appellent également à soutenir les blocages devant les établissements dès le matin. À quelques jours des vacances de la Toussaint, cette cinquième journée doit permettre de mesurer la capacité du mouvement à durer.
Dans l’Hérault, l’intersyndicale de l’éducation appelle désormais les personnels à faire grève aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es. Les revendications dépassent les établissements : annulation des suppressions de postes prévues au budget 2027, augmentation des salaires, rénovation des bâtiments scolaires et création d’un statut pour les AESH.
Une mobilisation qui déborde l’éducation
À Paris, Toulouse, Rennes et dans de nombreuses autres villes, des manifestations sont annoncées. La CGT, Solidaires et SUD-Rail appellent également à la grève. L’enjeu est d’élargir au monde du travail une contestation née dans les lycées.
Le gouvernement tente de désamorcer la colère. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé l’affectation de 3 000 enseignants remplaçants. Les discussions se poursuivent notamment sur Parcoursup, dont les lycéen·nes réclament la suppression.
Autre inquiétude : le concours national de l’internat de médecine. Plus de 11 000 étudiant·es passent leurs épreuves cette semaine. Un blocage dans l’un des 37 centres pourrait compromettre leur déroulement.
Jeudi 8 octobre, 71 500 personnes avaient manifesté selon le ministère de l’Intérieur, contre plus de 130 000 selon la CGT. Mardi dira si le mouvement retrouve de l’ampleur avant les vacances scolaires.
