Cette nuit, de nombreux bateaux de la flottille Sumud pour Gaza ont subi des attaques de l’armée israélienne. Il s’agit d’un acte de piraterie commis dans les eaux internationales, au large des côtes grecques, à plus de 900 kilomètres des côtes de Gaza. 22 voiliers auraient été interceptés sur une flottille composée de 50 bateaux et environ 200 personnes enlevées pour être conduite en Israël.
Les flottilles sont des actions militantes et pacifiques, qui ne violent aucune loi, mais visent à contester le blocus illégal de Gaza. Ce blocus criminel emprisonne une population civile de plus de 2 millions de personnes, privées de leurs besoins les plus élémentaires et désormais plongées dans le plus grand dénuement après une guerre génocidaire.
L’armée israélienne déclare avoir arrêté environ 175 militants de la « flottille pour Gaza » et les emmène désormais vers Israël, d’après l’annonce officielle de ce jeudi 30 avril par le ministère des Affaires étrangères israélien et confirmée partiellement par les organisateurs qui estiment pour leur part à 211 le nombre de personnes enlevées. « Environ 175 militants provenant de plus de 20 bateaux de la flottille des préservatifs [le surnom donné par Israël à la flottille] font actuellement route de façon pacifique vers Israël », écrit le ministère sur X en diffusant une vidéo montrant selon lui « les militants en train de s’amuser à bord de navires israéliens ». Onze Français figurent parmi les personnes interceptées, ont annoncé les organisateurs, dont Raphaëlle Primet, conseillère de Paris et co-présidente du groupe communiste, mais on ignore pour l’heure l’identité des autres militant·es capturées.
En France, de très nombreuses associations et collectifs ont immédiatement réagi : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces attaques contre des bateaux humanitaires par l’armée israélienne, qui piétinent une nouvelle fois le droit international. […] Nous appelons à des rassemblements pour témoigner de notre solidarité envers les flottilles, exiger la libération des personnes arrêtées et revendiquer leur droit à poursuivre leur navigation sans entrave.
La communauté internationale doit, de toute urgence, mettre fin à l’impunité de l’État israélien pour les crimes commis. Seules des sanctions fortes pourront contraindre cet État, qui repousse chaque jour davantage les limites de l’inacceptable, au respect des règles les plus élémentaires du droit international. »
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