Accord UE-Mercosur : la rupture politique actée, les députés insoumis déposent une motion de censure

Mobilisation des agriculteurs, métropole de Montpellier - Photo - Jean-Philippe Vallespir
Mobilisation des agriculteurs, métropole de Montpellier - Photo - Jean-Philippe Vallespir

La validation donnée par les États membres de l’Union européenne à la signature définitive de l’accord UE-Mercosur marque un tournant politique délétère. Pour les députés de La France insoumise, à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen, cette décision acte l’abandon du monde agricole par l’exécutif français et par la Commission européenne.

Les élu·es insoumis·es dénoncent l’accord de libre-échange le plus vaste jamais négocié par Bruxelles, et qu’ils jugent aussi le plus nocif. Sur le plan agricole, le traité prévoit l’ouverture accrue du marché européen à des centaines de milliers de tonnes supplémentaires de viande, de produits laitiers, de céréales, de miel ou de sucre en provenance des pays du Mercosur. Autant de productions déjà réalisées en Europe, qui viendraient, selon eux, écraser davantage des agriculteurs fragilisés par des années de crises économiques.

LFI pointe une concurrence structurellement faussée. Les produits issus des fermes industrielles brésiliennes ou argentines ne répondent pas aux mêmes exigences sociales, sanitaires, environnementales ni de bien-être animal que celles imposées aux producteurs européens. Une asymétrie qui rendrait toute notion de « concurrence loyale » théorique.

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