Pour redresser de 50 milliards les comptes publics, et ramener le déficit à 5,4% du PIB en 2025, le gouvernement remet à l’ordre du jour les économies faciles au dépend des services publics et des salarié·es. Il peine à étudier l’augmentation des recettes.
C’est pourquoi, les ONG environnementales interpellent : pourquoi ne pas commencer par les « niches fiscales brunes » ? Ainsi sont désignées ces avantages fiscaux qui favorisent encore des activités polluantes (transports routiers, aériens ou agricoles carbonés), et qui coûteraient à l’État un manque à gagner de 8,1 milliards d’euros. Des milliards qui pourraient financer la transition écologique… si la volonté politique suit.
Dans son « budget vert » 2024, l’État reconnaît soutenir à hauteur de 6 milliards d’euros par an des pratiques nuisibles au climat. En ajoutant les avantages fiscaux sur le kérosène ou le fioul maritime, on grimpe à 12 milliards. L’inspection générale des finances a chiffré à 32 milliards les économies réalisables d’ici 2027 si ces « aides » acquises par les lobbies étaient réformées.
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