Drame de la Grande-Combe : Une minute de silence plutôt fracassante

Minute de silence en hommage à Aboubakar Cissé - Photo - AN
Minute de silence en hommage à Aboubakar Cissé - Photo - AN

La présidente de l’Assemblée nationale avait repoussé mardi matin la demande de tous les groupes placés sous l’égide du Nouveau Front Populaire (NFP) d’interrompre la séance pour accorder une minute de silence en hommage à Aboubakar Cissé au motif que l’Assemblée ne l’aurait jamais fait « pour des cas individuels »… avant d’exécuter un rapide rétropédalage.

Au cours d’une conférence de presse, le co-président de la commission des Finances Eric Coquerel l’a démenti en rappelant qu’une minute de silence avait été organisée pour Mireille Knoll, victime d’un meurtre antisémite et pour le lieutenant Arnaud Beltrame, victime d’un islamiste, comme pour bien d’autres « cas individuels ». A cette conférence, Thomas Portes avait livré son espoir de la faire revenir sur sa décision.

En début d’après-midi, la Présidente Yaël Braun-Pivet est revenue sur sa décision et l’a signifié sur le réseau X par un message qui révèle l’état d’esprit de ce revirement  : « J’ai décidé que soit observée une minute de silence en hommage à Aboubakar Cissé, dont le lâche assassinat dans une mosquée du Gard a bouleversé le pays. Aucun consensus n’était apparu ce matin en conférence des présidents. J’ai échangé depuis avec certains présidents de groupe. Face à l’émotion légitime et compte tenu de l’ignoble instrumentalisation faite par certains de sa mort, j’ai souhaité que nous puissions saluer tout à l’heure sa mémoire. Sobrement et dignement. »

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