160 citoyen•nes et un collectif du Bassin de Thau se sont constitué•es partie civile pour déposer vendredi 7 février au tribunal correctionnel de Montpellier une « citation directe à comparaître » à l’encontre de 5 personnes morales ou physiques dont le maire de Sète François Commeinhes, le directeur de la SPLBT Christophe Clair et deux sociétés privées.
Pour les opposant•es à la construction de ce parking de 300 places en cœur de ville, les procédures auprès du tribunal administratif pour faire annuler le permis de construire et stopper les travaux ne suffisent pas. Ils tiennent à ce que les responsables de ce désastre écologique et financier soient jugés personnellement pour leurs actes. Une citation à comparaître de 122 pages, signée par 160 citoyen•nes et le collectif Bancs Publics, c’est du jamais vu dans le département ! À tel point que le greffe n’a pu fixer une date d’audience, les salles du tribunal ne pouvant accueillir toutes les parties puisqu’elles sont au nombre de 166 en tout, sans compter les avocats. C’est au Procureur de la République à qui il revient de trouver une solution pour que la procédure ait lieu. Car contrairement au cas d’une plainte ordinaire, le Procureur n’a pas dans le cadre d’une citation à comparaître la possibilité de court-circuiter la procédure en la classant « sans suite ».
Lors d’une conférence de presse organisée par Bancs Publics, François Piettre explique la genèse de cette procédure tout à fait inhabituelle : « Cela fait 3 ans qu’on engage des procédures devant le tribunal administratif. Référé après référé, un coup on gagne, un coup on perd… et l’affaire n’est toujours pas jugée sur le fond, car la mairie et la SPLBT multiplient les manœuvres pour retarder la procédure /…/. Ce qu’ils cherchent, c’est que le jugement soit rendu après la construction du parking, comme cela a été fait pour l’aménagement du triangle de Villeroy. »
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