À Montpellier, Sébastien Cote assure que la police municipale ne participe pas au maintien de l’ordre. Pourtant, les images, les témoignages et les textes réglementaires réunis par le journaliste Elian Barascud, dans une remarquable enquête publiée ce lundi 12 octobre par Le Poing, racontent toute l’histoire.
« La police municipale n’est en rien concernée. Ou alors, apportez-moi les preuves. » Le 6 octobre 2026, devant le Conseil municipal, Sébastien Cote, premier adjoint de Michaël Delafosse et ancien responsable de la sécurité, répond avec assurance aux accusations de l’élue insoumise Livia Jampy.
Des preuves ? Elian Barascud est allé les chercher. Et son enquête est embarrassante pour la municipalité socialiste dirigée par Michaël Delafosse. Photographies, vidéos, témoignages de l’Observatoire des libertés de Montpellier : des policiers municipaux casqués, boucliers en main, apparaissent aux côtés de la BAC et des CRS lors des manifestations lycéennes. Certains participeraient même à des charges de dispersion, selon l’Observatoire.
Or, le droit est explicite. Le modèle réglementaire de convention de coordination entre polices municipale et nationale précise : « En aucun cas il ne peut être confié à la police municipale de mission de maintien de l’ordre. »
[VIDEO] Conseil municipal du 6 Octobre Jampy – Cote :
L’enquête révèle également l’existence d’un Groupement de soutien opérationnel (GSO), créé en 2024, dont les interventions posent problèmes sur cette frontière légale. Plus troublant encore : Sébastien Cote reconnaissait lui-même, en septembre 2025, cette interdiction. « C’est très clair et nous n’y dérogeons aucunement », affirmait-il.
Alors, approximations, mensonge délibéré, ignorance des pratiques de ses propres services ou interprétation particulièrement accommodante de la loi ?
Elian Barascud ne se contente pas de poser la question. Il rassemble les pièces qui permettent à chacun·e de juger. Un travail journalistique rigoureux, documenté, indispensable au débat démocratique local, à lire dans Le Poing.
