Charles Alloncle, Charles-Henri pour l’état civil, député (UDR-RN) parachuté dans la 9ème circonscription de l’Hérault, s’est fait connaître par son comportement problématique au sein de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il était l’agité rapporteur. Mais ce sont des clichés de sa vie privée qui l’ont poussé à engager une procédure contre Paris Match.
Très valorisé par le groupe Bolloré qui voyait en lui un ardent défenseur de la privatisation de l’audiovisuel public, le jeune député, passé du soutien de Sarkozy à l’alliance avec l’extrême droite, s’est cru tout puissant. Ainsi, il a engagé une action en référé pour « atteinte à la vie privée » contre le journal Paris match qui avait publié le 21 mai des photographies de lui suggérant une possible liaison avec sa collaboratrice parlementaire.
La demande de Charles Alloncle a été rejetée par le tribunal judiciaire de Paris par une décision rendue le 25 septembre.
D’après Le Canard enchaîné du mercredi 7 octobre, le juge des référés aurait considéré que les révélations du magazine ont contribué à nourrir « un débat d’intérêt général relatif à la probité de cet élu« . La juridiction a ainsi fait prévaloir la liberté d’expression sur le droit à la vie privée dans cette affaire. Charles Alloncle a également été condamné à verser 1 500 euros au magazine. L’affaire avait aussi conduit la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, à saisir le déontologue de l’institution, au nom de l’interdiction faite aux parlementaires d’employer un conjoint ou d’un concubin comme collaborateur parlementaire.



