[COMMUNIQUÉ] La Cour d’Appel a condamné Madame Le Pen à 3 ans de prison, dont un ferme (sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique) et à une amende de 100 000€. Ainsi que d’une peine d’inéligibilité de 45 mois (dont 30 avec sursis).
La Cour a insisté sur la « gravité des faits », de par leur durée, leurs montants et surtout étant commis par des élu·es en charge de l’intérêt général. Le RN, lui, voudrait faire considérer ce détournement d’argent public comme «anecdotique», alors que c’est de la délinquance !
Pour sa part, notre Collectif estime que ces nouvelles peines paraissent bien légères au vu de la gravité des faits dénoncés par la Cour et que celle-ci a fait preuve d’une grande «mansuétude».
Madame Le Pen se réfugie derrière l’annonce d’un pourvoi en cassation pour annoncer sa 4ème candidature à des élections présidentielles, cherchant à gagner du temps pour se lancer en campagne et organisant déjà des procédures pour s’assurer que son pourvoi ne puisse pas être examiné avant le 18 avril 2027, date des prochaines présidentielles.
En 2013, elle voulait créer « une peine d’inéligibilité à vie pour les élus condamnés pour détournement de fonds publics ». Aujourd’hui, parce que c’est elle qui est visée, elle dit le contraire ! …
Peu importe le choix des candidat·es, l’accession au pouvoir de ce parti d’extrême-droite et de ses alliés ciottistes représente un trop grave danger pour la démocratie et les libertés pour ne pas s’y opposer fermement, et collectivement !