On le sait, l’indignation des médias et des officiels est toujours à géométrie variable. Selon l’identité de la victime et/ou de l’agresseur, selon l’émotion qu’il y a lieu d’amplifier. Dernièrement, c’est l’agression d’une religieuse française à Jérusalem qui a déclenché une réaction du ministre Jean-Noël Barrot qui a appellé le gouvernement israélien à « faire cesser les actes antichrétiens »… et celle de Segundo Cimbron qui en tire une conclusion implacable.
Ce gouvernement qui squatte un pouvoir que les électeurs ne lui ont pas confié :
• Agression d’une religieuse chrétienne par un fasciste Israélien = Indignation et condamnation légitime.
• L’armée régulière fasciste d’Israël extermine plus de 100.000 Gazaouis, bloque l’aide humanitaire, coupe l’eau potable, detruit 90% des infrastructures de la bande de Gaza, continue d’assassiner des Palestiniens après le cessez-le-feu…
• Les colons israéliens assassinent quotidiennement des Palestiniens en Cisjordanie pour leur voler leurs terres et leurs maisons.
• Israël et les Etats-Unis agressent l’Iran en dehors de tout cadre de droit international.
• Israël bombarde le Liban et annexe le Sud comme il a annexé le Golan Syrien.
• Israël se livre à des actes de piraterie en enlevant des militants humanitaires qui tentent de venir en aide aux Gazaouis.
= Regards fuyants, condamnation du bout du bout des lèvres, tout en évoquant le « droit de se défendre » de l’agresseur et en refusant de cesser les coopérations économiques (y compris militaires) avec celui-ci.
Quand l’extermination de centaines de milliers d’arabes musulmans indigne moins que l’agression d’une chrétienne, cela s’appelle du racisme. Qu’il soit institutionnel n’est pas une excuse, c’est une circonstance aggravante.
[Précisons que la religieuse s’en est sortie avec un hématome]
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