L’association Non Au Béton lance l’édition 2025 de son « Trophée du pire bétonneur », une initiative militante destinée à dénoncer, selon elle, les politiques locales d’urbanisation jugées les plus néfastes pour l’environnement, la qualité de l’air et le cadre de vie.
Chaque année, le collectif entend pointer la responsabilité d’élus accusés de multiplier les projets immobiliers au détriment des espaces naturels et agricoles.
Pour cette édition 2025, cinq maires de la métropole de Montpellier ont été nominés par le jury de l’association, par ordre alphabétique :
Michaël Delafosse, maire de Montpellier, est mis en cause par Non Au Béton pour ce que l’association présente comme un renoncement à l’arrêt de l’urbanisation à la parcelle, des choix architecturaux contestés et des projets industriels jugés incompatibles avec la proximité d’équipements de santé et d’enseignement.
Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez, est critiqué pour la poursuite d’opérations d’urbanisation engagées de longue date, dont certaines ont fait l’objet d’avis défavorables lors d’enquêtes publiques, notamment sur des terres agricoles.
Guy Lauret, maire de Vendargues, est cité pour des projets immobiliers controversés à proximité du patrimoine ancien et pour une zone d’aménagement concerté envisagée sur un secteur agricole.
Cyril Meunier, maire de Lattes, est pointé pour un objectif de forte croissance démographique, incluant des programmes de logements et des immeubles de grande hauteur.
René Revol, maire de Grabels, est enfin mentionné pour la poursuite de projets d’extension urbaine et d’artificialisation, notamment dans le cadre de l’opération Euromédecine II.
Le vote est ouvert au public jusqu’au samedi 28 février 2026 à minuit. Les résultats seront rendus publics le mardi 3 mars au matin. Les participants sont invités à classer chaque élu de 1, considéré comme « le pire bétonneur », à 5, « peut mieux faire », avec la possibilité de proposer des ex aequo. Votez !