Municipales : Les Écologistes dévoilent « un pacte de rupture » avec la gouvernance socialiste de Michaël Delafosse

Les Écologistes conférence de presse de rentrée un pacte de rupture - Photo - Jean-Philippe Vallespir
Les Écologistes, conférence de presse de rentrée un pacte de rupture - Photo - Jean-Philippe Vallespir

Le Printemps montpelliérain a posé les bases de ce qu’il présente comme un « pacte de rupture » pour la ville. Issu d’une phase d’ateliers et de forums citoyens, le projet assume une volonté de tourner la page du modèle d’extension urbaine sans fin, hérité de l’ère socialiste de Georges Frêche.

Le diagnostic est sévère. Montpellier est aujourd’hui artificialisée à près de 80 % de son territoire communal. Les épisodes pluvieux intenses, marqués par des inondations, sont analysés par les porteurs du projet écologiste comme un signal d’alerte supplémentaire. Pour eux, le maintien de secteurs urbanisables, comme Malbosc dans le PLU, illustre l’incapacité du modèle actuel à intégrer les réalités écologiques.

Le projet du Printemps montpelliérain annonce une politique courageuse : pas d’extension urbaine supplémentaire et une refonte profonde de la démocratie locale, avec l’ambition de replacer les habitants au cœur des décisions d’aménagement. La priorité affichée n’est plus la construction de nouveaux quartiers, mais la réponse « aux préoccupations quotidiennes : logement, alimentation, école et mobilités » assure la tête de liste des écologistes Jean-Louis Roumégas.

[VIDEO] Interview de Jean-Louis Roumégas tête de liste Les Écologistes, Printemps montpelliérains

En conférence de presse ce lundi 5 janvier, c’est sur l’enfance et l’éducation que le Printemps montpelliérain annonce un choix politique prioritaire : « faire de l’école un levier central de réduction des inégalités. » Cinq mesures phares sont avancées dès le début du mandat : une cantine 100 % gratuite, un accueil périscolaire gratuit et élargi de 7 h à 19 h, des repas 100 % bio et locaux, la fin des contenants en plastique et la végétalisation complète des cours d’école.

Selon les estimations présentées, la gratuité de la cantine concernerait environ 13 000 enfants aujourd’hui subventionnés à 90 %, pour un coût annuel évalué à 3,5 millions d’euros. L’extension et la gratuité du périscolaire représenteraient entre 1,5 et 2 millions d’euros supplémentaires. Le gain pour une famille moyenne est chiffré à environ 100 euros par mois et par enfant.

Derrière ces annonces, le message est politique. Les Écologistes revendiquent « un projet de rupture avec la gestion socialiste sortante », sans fermer la porte aux discussions avec d’autres forces. Nous mettrons très vite en place « une ville qui protège ses enfants et soutient les familles, où bien grandir à Montpellier est érigé en droit fondamental », annonce Jean-Louis Roumégas.

Trop de médecins en 2040 - Photo - LAB_ PLURIELLE INFO

Trop de médecins en 2040 ?

22 mars 2025 Manifestation Montpellier - Photo - Gaspard Bouhallier

Montpellier : plus de 3000 personnes mobilisées contre le racisme et l’extrême droite

Mais à quoi joue Sébastien Lecornu - Photo - DR

PS ligoté, mais à quoi joue Sébastien Lecornu ?

Share via
Copy link