Un sondage oscille toujours entre une photographie utile et une injonction au vote. Alors que tous les candidat·es ne se sont pas officiellement déclaré·es et que le maire sortant n’est pas encore entré dans le temps du bilan contradictoire, la publication d’un sondage commandé par le Printemps montpelliérain interroge tant il révèle un angle mort central : 69 % des Montpelliérain·es interrogé·es ne savent pas que Les Écologistes (EELV) ont quitté la majorité municipale.
Un sondage qui donne donc un autre sens politique tout en dévoilant une hiérarchie nette, mais fragile. Réalisée par Harris Interactive pour le Printemps montpelliérain, l’enquête a été menée du 5 au 15 décembre auprès de 809 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Dans la configuration testée, Michaël Delafosse arrive largement en tête avec 38 % des intentions de vote au premier tour. Il devance Nathalie Oziol à 16 %, Philippe Saurel et le Rassemblement national à 11 %, puis Jean-Louis Roumégas à 7 %.
À la première lecture, l’écart semble considérable. Mais il doit être relativisé avec des marges d’erreur, comprises entre ±2,5 et ±5,3 points selon les scores, et surtout en fonction du contexte politique. Le maire sortant, qui n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature, bénéficie mécaniquement d’une forte notoriété institutionnelle, entre inaugurations, coupages de ruban, postures Instagram et surenchère sécuritaire, à ce stade, l’opinion mesurée repose davantage sur une image de fonction que sur une évaluation du bilan.
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