Fitch a abaissé vendredi la note de la France de AA- à A+, et a pointé l’instabilité politique et l’endettement élevé qui pèsent sur la capacité de l’État à faire face à de futurs chocs.
Pour autant, pas de panique : « ce n’est pas une catastrophe », rassure l’économiste Sylvain Bersinger, invité de Franceinfo samedi. Selon lui, les marchés financiers avaient déjà anticipé la décision et il n’y aura pas de flambée des taux d’intérêt dans les jours à venir. La dégradation était en partie attendue et n’aura pas d’effet immédiat sur la capacité de la France à emprunter.
Le véritable problème, souligne Sylvain Bersinger, est politique : « on n’arrive pas à voter un budget, on ne voit pas de sortie de crise ». Si une majorité parlementaire avait validé le plan d’économies de François Bayrou, Fitch n’aurait probablement pas abaissé la note. Cette sanction reflète donc moins un risque financier immédiat qu’un blocage institutionnel durable, qui complique la réduction du déficit.
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