Le jeudi 17 juillet, à Lunel, le collectif citoyen Lunel Collectif a tenu une conférence de presse à l’entrée de la promenade du Canal de Lunel. En ligne de mire : le « vote irresponsable » du député local Charles Alloncle, qui a soutenu à l’Assemblée nationale la très controversée loi Duplomb, un texte qui autorise la réintroduction de pesticides réputés dangereux, l’extension des fermes usines et la construction de mégabassines dédiées à une minorité d’agriculteurs.
Une pétition citoyenne de grande ampleur a été lancée. Pour Lunel Collectif, l’adoption de cette loi constitue non seulement un recul démocratique, mais aussi environnemental et sanitaire. À cet effet, le collectif relaie le lancement d’une pétition parlementaire nationale, déjà en ligne, qui pourrait changer la donne. Signe d’une forte mobilisation, cette pétition a déjà réuni 217 000 signatures : à terme, si cette pétition atteint 500 000 signatures, un débat obligatoire devra se tenir à l’Assemblée nationale. Cette procédure, relativement rare, offre aux citoyens une chance de porter la voix du terrain jusqu’au cœur du Parlement.
« Cette loi ne sert qu’à l’agrochimie et sème la mort » dénonce Renaud Suquet, agriculteur et représentant du collectif. Selon lui, les véritables besoins des agriculteurs sont ignorés : « on ne peut pas demander aux agriculteurs d’arrêter la chimie sans leur proposer de solutions. Nous proposons d’aider les agriculteurs bio à mieux vendre, avec de bonnes places sur les marchés et une meilleure communication, y compris dans les villages alentour. Et pour ceux qui utilisent encore des produits chimiques, il faut les accompagner, acheter des outils mutualisés, payer un spécialiste bio. Ce ne sont pas de mauvaises personnes, c’est souvent qu’ils ne savent pas, ou n’ont pas les moyens. Comme ça, ils nous aident et on les aide. »
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