52 avocats dénoncent une « répression disproportionnée et violente » contre les lycéens

La contestation lycéenne trouve un soutien de poids du côté du barreau. Dans une tribune publiée samedi 4 octobre par Le Nouvel Obs, un collectif de 52 avocats dénonce une « répression disproportionnée et violente » contre les jeunes mobilisés et les blocages d’établissements.

Les signataires ne sont pas tout à fait des inconnus du monde judiciaire : tous sont secrétaires ou anciens secrétaires de la Conférence des avocats du barreau de Paris, anciennement appelée Conférence du stage, institution particulièrement réputée pour son concours d’éloquence et son rôle dans la défense pénale d’urgence.

« Meurtris, enfermés et réduits au silence ».

Face aux interventions policières, aux interpellations et aux blessures recensées depuis le début du mouvement, les 52 avocats disent ne pouvoir accepter que des jeunes soient « meurtris, enfermés et réduits au silence ». Pour les 52 avocats, derrière les chiffres des interpellations, il y a surtout des adolescents. Certains ont 13 ou 14 ans. Des jeunes qui réclament des professeurs, des surveillants, des cantines accessibles ou simplement des bâtiments où apprendre dignement. Et qui peuvent se retrouver, quelques heures plus tard, en garde à vue.

Les signataires rappellent que le maintien de l’ordre semble faire oublier : lorsqu’il s’agit de mineurs, la privation de liberté doit rester un « dernier ressort ». Le texte de la tribune se termine comme un rappel à l’ordre adressé à l’État : respecter les droits de celles et ceux « que la République doit protéger le plus ».

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